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Cadre stratégique dans le transport

Photographie d'un Tramway en mouvement au Maroc
Tramway

Le Maroc a lancé en 2010 la Stratégie Nationale des Déplacements Urbains afin d’établir un système de déplacements urbains efficace, de qualité, au moindre coût, respectueux de l’environnement et garantissant une viabilité financière durable, avec priorité au transport en commun. Cette stratégie est appuyée par le Fonds d’Accompagnement des Réformes du Transport routier urbain et interurbain (FART) lancé en 2007, destiné à financer les besoins des villes en termes de transports urbains. FART est l’un des principaux contributeurs aux grands chantiers de transport en commun, dont les projets de Tramway à Rabat et Casablanca, des programmes de renouvellement des taxis dans diverses villes, ainsi que des projets de Bus à Haut Niveau de Service à Marrakech et Agadir.

L'engagement du Maroc en faveur de l’efficacité énergétique dans le transport se manifeste également dans le développement par l’AMEE du programme d’efficacité énergétique dans le transport, dans le cadre de la Stratégie nationale d'efficacité énergétique à l'horizon 2030.

Ce programme a pour objectif de réduire de 35% la consommation du secteur du transport d’ici 2030, à travers la promotion du transport multimodal et le transfert vers des modes moins polluants. Les mesures portent notamment sur l’obligation d’audit énergétique pour les flottes énergivores, la promotion de l’écoconduite lors de la formation initiale à la conduite, la mise en place de standards et normes de performance énergétique de véhicules, la promotion de solutions durables pour les déplacements inter-administratif (PDIA) et inter-entreprises (PDIE) et la promotion de la mobilité électrique (Consulter ici une étude de la Fédération de l’Énergie concernant l’introduction des véhicules électriques au Maroc Rapport completSynthèse).

Le Maroc a également adopté en 2018 la feuille de route de la mobilité, fruit d’un projet appuyé par la coopération maroco-allemande à travers la GIZ, en collaboration avec la Société d’investissements énergétiques (SIE), et le Processus de Paris pour la Mobilité et le Climat. Cette feuille de route s’appuie sur huit axes d’intervention, résumés dans la figure ci-dessous :

Schéma des 8 domaines du  secteur du transport
Huit axes d'intervention de la feuille de route sur la mobilité

Par ailleurs, le Maroc a également lancé le projet « Décarbonisation des transports dans les économies émergentes », destiné à trouver des solutions en matière de décarbonisation du transport. Ce projet est mis en œuvre à l’initiative du FIT, avec l’appui financier de l’Initiative Internationale pour le Climat (IKI).

La logistique génère de son côté 1,7 million de tonnes de CO2 par an. La stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique ambitionne ainsi, entre autres, à atténuer de 35% les émissions du CO2 du secteur de transport routier des marchandises à l’horizon 2020 par rapport à l’année de référence 2009. Les mesures portent notamment sur la massification des flux, l’externalisation de la logistique, l’adoption de l’écoconduite, l’optimisation des choix de véhicules et le retour à vide.

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