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Potentiel pour la protection du climat

Dégradation du climat

Photo d'un paysage naturel impacté par la sécheresse au Maroc
Sécheresse au maroc

Les émissions de gaz à effet de serre direct hors UTCF du Maroc ont atteint 85 224 Gg CO2e en 2014, dominées à 70% par les émissions de CO2 qui ont atteint 59 913 Gg CO2e. Le secteur de l’énergie est le plus grand émetteur, avec 47 890 Gg CO2e, soit 63,5% des émissions nationales nettes de l’année 2010. Quoique loin derrière l’énergie, le secteur de l’agriculture est le second émetteur avec 17 613 Gg CO2e, soit 23,3% des émissions hors UTCF.

Parallèlement à son statut de faible émetteur, le Maroc est un pays très vulnérable à la variabilité du climat, notamment du fait de sa position géographique et de sa façade méditerranéenne importante. Selon les régions, le pays est déjà particulièrement impacté par des vagues de sécheresses intense, de chaleur ou de froid, une modification de la répartition spatiotemporelle des pluies, des évènements climatiques extrêmes ou l'élévation du niveau de la mer. Le changement climatique a notamment accentué le phénomène de désertification et la pression sur les ressources aquatiques, la disponibilité de l’eau étant passée de 2 560m3/habitant/an en 1960 à 730 m3/habitant/an actuellement, avec une baisse estimative à 500 m3 à l’horizon 2030. La résilience des écosystèmes forestiers et du secteur agricole s’en trouve ainsi particulièrement menacée.

Politique volontariste

Photo des eoliennes dans un desert
Parc éolien près du désert au Maroc

Conscient de ces faits, le Maroc démontre un engagement volontariste en termes de lutte contre le réchauffement climatique, sur la base d’une approche intégrée et structurante, et ce depuis sa participation à la Conférence de Rio en 1992.

Le Maroc a ainsi renforcé le cadre réglementaire lié au changement climatique à travers notamment l’élaboration du décret 2-18-74 relatif au SNIGES, du décret 2-19-721 visant l’instauration d’un cadre institutionnel national pour le changement climatique, et du projet de loi cadre relative au changement climatique.

Le pays a également développé la Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD, 2017), qui s’appuie sur la mobilisation de tous les secteurs émetteurs dans le cadre d’initiatives sectorielles dédiées. Il a défini sa Contribution Déterminée au niveau National (NDC, 2016, synthèse et feuille de route), développé un Plan de Partenariat pour la mise en œuvre de la NDC-Maroc, et mis en place un Système National d’Inventaire de Gaz à Effet de Serre SNIGES.

Par ailleurs, le Maroc a élaboré un Plan National d’Adaptation au changement climatique (PNA), un Plan Climat national (PCM) (synthèse), son 2ème Rapport Biennal Actualisé, et a lancé le processus d’élaboration de la Quatrième Communication Nationale à la CCNUCC. (Retrouvez ici le premier rapport Biennal et la 3ème Communication Nationale).

La vulnérabilité marquée du Maroc explique les efforts notables déployés en matière d’adaptation. Le Royaume y a ainsi consacré 64 % de ses dépenses climatiques sur la période 2005-2010, soit 9 % des dépenses globales d’investissement. Par ailleurs, les estimations prévoient une enveloppe d’au moins 35 milliards de dollars américains pour la mise en œuvre des programmes d’adaptation dans les secteurs les plus vulnérables entre 2020 et 2030.

En matière d’atténuation, le Maroc s’engage dans le cadre de sa NDC à baisser ses émissions de 17 % en 2030. Cet objectif inconditionnel peut être porté à 42 %, à condition d’avoir accès à un appui additionnel de la communauté internationale et à de nouvelles sources de financement notamment à travers le mécanisme de finance-climat, dont le Fonds Vert pour le Climat. (Plan d’investissement vert du Maroc ici).

Ces engagements ambitieux font du Maroc aujourd’hui l’un des deux seuls pays sur les 32 notés à avoir reçu la note maximale « Conforme à l’Accord de Paris d’1,5°C » de la part du Climate Action Tracker. Un indice qui signifie que l’engagement inconditionnel du Maroc en matière de climat, est compatible avec la limitation du réchauffement climatique à 1,5 ° C. Par ailleurs, le Maroc a été classé à la 2ème position dans le rapport relatif à l’Indice de Performance Climatique (IPC), publié par Germanwatch en 2019, sur la base de 14 indicateurs liés aux émissions de GES, aux énergies renouvelables, à la consommation d'énergie, et à la politique climatique.

Engagements énergétiques en faveur du climat

Les engagements du Maroc en termes d’atténuation reposent ainsi en majeur partie sur une transformation profonde du paysage énergétique. Réduire la dépendance énergétique en réussissant la transition vers le renouvelable et en maitrisant la demande croissante d’énergie est au cœur de la politique énergétique volontariste menée par le pays. L’objectif pour 2030 étant d’atteindre 52% de capacité de production d’électricité installée à partir d’énergies renouvelables et de baisser la consommation des secteurs énergivores de 20%. Pour plus de détails concernant ces engagements, consulter la rubrique relative à la politique énergétique du Maroc.

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