Aller au contenu

Institutions clés

Efficacité énergétique

Le Maroc s’est fixé un objectif d’efficacité énergétique de 20% à l’horizon 2030, ce qui impose de rationaliser la consommation des secteurs énergivores de l’économie. Industrie, bâtiment, transport, agriculture et pêche et éclairage public se retrouvent ainsi au cœur de la stratégie nationale d’efficacité énergétique (en cours de finalisation), portée par le Ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement (MEME).

Acteur institutionnel central de l’efficacité énergétique, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE, anciennement ADEREE) se positionne comme bras d’exécution de l’État, chargé de piloter des programmes d’efficacité énergétique dans divers secteurs. L’Agence mettra ainsi en œuvre la première phase de la stratégie dans le cadre d’un contrat programme avec l’État.

Par ailleurs, la Société d’Investissements Énergétiques (SIE), anciennement chargée de porter l’investissement du secteur, exécutera désormais divers projets d’efficacité énergétique, en donnant la priorité aux bâtiment publics et à l’éclairage public. En tant que Société de services énergétiques publique (ESCO – Energy Service Company), la SIE a en effet pour mission l’assistance à maitrise d’ouvrages pour les établissements et entreprises publics et les collectivités territoriales.

Energies renouvelables

Acteur historique chargé de la production, du transport et de la distribution de l’électricité et de l’eau potable, l’ONEE (Office National de l’Électricité et de l’Eau potable), ayant mené des projets hydroélectriques et éoliens, l’ONEE entreprend de nombreuses actions de renforcement de son réseau afin d’intégrer des productions d’origine renouvelable.

Par ailleurs, créée en tant qu’Agence dédiée au développement de l’énergie solaire, puis devenue l’Agence Marocaine pour l’Énergie Durable, MASEN joue désormais un rôle de premier plan dans le développement, le financement et la gestion de tous les projets d’énergie renouvelable.

La libéralisation progressive du marché de l’électricité depuis plusieurs années a vocation à faire émerger de nombreuses installations de production décentralisée portées par des acteurs privés. Dans ce sens, le Maroc a créé l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE). Cette structure est en effet chargée de veiller au bon fonctionnement du marché, en fixant les règles et les tarifs d’utilisation du réseau électrique.

Intégration industrielle

L’essor du secteur des énergies renouvelables au Maroc est tributaire d’une dynamique de Recherche et Développement forte et permanente. Dans ce sens, le Maroc a créé en 2011 l'Institut de Recherche en Énergie Solaire et en Énergies Nouvelles (IRESEN), une institution dédiée à soutenir la R&D appliquée dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies nouvelles. L’IRESEN assure une action coordonnée et synergique de la R&D nationale, notamment à travers le « Green Energy Park », qui offre divers laboratoires de pointe et plusieurs plateformes de tests et de projets-pilotes.

En termes d’intégration industrielle, il est également essentiel de développer des compétences locales capables de maîtriser les applications technologiques des énergies renouvelables. Le Maroc a ainsi entrepris la création d’une série d’instituts dédiés à la formation spécialisée dans les métiers ER & EE (IFMEREE), dont les deux premiers sont déjà opérationnels à Oujda et Tanger.

Veille du secteur

L’Observatoire Marocain de l’Énergie a ainsi été conçu comme un outil de création de valeur, de pilotage et de prise de décision stratégique. A travers des statistiques fiables et alignées aux standards internationaux, il offre une visibilité de l’évolution du secteur énergétique et permet de faire des prévisions fondées sur des bases solides.

Fruit d’un processus évolutif et inclusif entamé depuis 2005, l’OME est un dispositif porté par la Direction de l’Observation, de la Coopération et de la Communication du Ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement. Il a pour objectif d’assurer la veille du secteur à travers, notamment :

  • La collecte, la centralisation, l’alignement avec les standards internationaux et la publication des statistiques de l’énergie ;
  • La mise en place d’un système d’indicateurs énergétiques permettant de suivre le déploiement de la politique énergétique, des programmes d’efficacité énergétique et de développement durable ;
  • La réalisation d’études et enquêtes sectorielles : études prospectives sur l’énergie, études d’impacts socioéconomiques et environnementaux des mesures prises dans le cadre de la stratégie énergétique, études sur la consommation sectorielle de l’énergie.

Nous suivre sur les réseaux sociaux